Jérémy Morel, le FC Lorient pointe à la neuvième place du classement. Comment voyez-vous la suite des événements ?
On va essayer de rester sur notre lancée. On n'est pas encore à l'abri d'une déconvenue mais on sait aussi de quoi on est capable. Il n'y a pas de raison que l'on s'effondre du jour au lendemain. Enfin je l'espère...
Depuis le début de la saison, vous avez du mal face à vos concurrents directs. Et paradoxalement, les grosses équipes semblent davantage vous réussir...
Les gros nous réussissent mieux. On est plus à l'aise face à de telles équipes. On arrive davantage à mettre en place notre pressing face à des formations qui jouent au ballon et qui posent le jeu. C'est moins évident contre des équipes qui balancent systématiquement de longs ballons vers leurs attaquants.
Pourtant, les médias soulignent rarement vos performances...
On commence à être habitué. On n'y fait plus attention. A chaque fois que l'on fait des résultats contre les gros, on ne parle jamais de notre performance. Les médias préfèrent s'attarder sur la présumée contre-performance de nos adversaires. C'est légèrement frustrant mais ça ne sert à rien de trop y penser.
A quoi pouvez-vous prétendre cette saison ?
Le championnat est très serré et il y a moyen de faire quelque chose. Mais notre principal objectif reste avant tout de prendre nos distances par rapport au premier relégable. On en saura davantage dans quatre journées sur ce que l'on peut vraiment espérer dans ce championnat. A nous de bien négocier ce virage. Après, on sera fixé. On sait ce qu'il nous reste à faire. Dans le cas contraire, on pourra se poser des questions. On l'a déjà vu dans le courant du mois d'août.
Que s'était-il passé durant cette période ?
Inconsciemment, il y a eu du relâchement et de la suffisance. Et à ce niveau, ça ne pardonne pas. On l'a payé cash. Aujourd'hui, c'est du passé. Mais on ne doit pas oublier cette mauvaise passe. Ça doit nous aider à aller de l'avant. On a nos bases. On sait ce que l'on doit faire. Et a contrario ce que l'on doit éviter. Quand on reste fidèle à notre ligne de conduite, on a des résultats. A nous de ne pas faire les cons...
« Mon avenir ? Pour le moment, ça n'a pas vraiment bougé »
Surtout qu'il s'agit peut-être des derniers mois où vous êtes encore tous ensemble...
Si le club parvient encore à se maintenir parmi l'élite, il n'y a pas de hasard. Les observateurs s'en rendent compte. Il y aura sûrement des sollicitations. Nos prestations ne passent pas inaperçues. C'est bon signe. Il faut que l'on en profite pendant que l'on est encore tous là.
On vous connaissait arrière gauche mais cette année, on vous a également vu à votre avantage au milieu de terrain...
Je connaissais déjà le poste. J'avais quelques repères mais c'était la première fois que j'y évoluais au plus haut niveau. Globalement, ça a bien marché, mais c'est peut-être le fruit du hasard ! C'était sympa d'avoir quelqu'un derrière soi pour vous couvrir (rires). C'était un intérim mais aujourd'hui, je suis content de retrouver mon poste d'arrière gauche. Je sais que je peux dépanner au milieu de terrain mais je me préfère tout de même en tant que latéral.
Vous avez prolongé votre contrat jusqu'en juin 2011. Comment voyez-vous votre avenir chez les Merlus ?
Pour le moment, ça n'a pas vraiment bougé. On va essayer de faire une saison pleine pour se faire remarquer mais il ne faut pas se prendre la tête. Après, j'espère tout de même qu'il y aura des sollicitations (rires).
Formé au FC Lorient, avez-vous peur de faire la saison de trop en Bretagne ?
Je commence peut-être à saturer mais je ne vais pas non plus partir pour faire n'importe quoi. Je me vois bien rester en France mais il ne faut jamais dire jamais.



